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« La formation professionnelle est un fort levier de fidélisation : elle permet de rassurer les salariés sur leur employabilité »

Parmi les ambitions du projet de loi « pour le plein emploi », adopté par l’Assemblée nationale en octobre, figure l’amélioration de l’accès à la formation professionnelle afin de mieux répondre aux attentes du marché de l’emploi.

A cet égard, les employeurs ont un rôle à jouer : ils sont idéalement placés pour connaître les besoins en compétences et peuvent offrir à leurs collaborateurs la possibilité de se former sans interruption d’activité, afin de cultiver leur « employabilité ». C'est aussi un atout clé dans leurs stratégies RH : la formation est aujourd'hui un puissant levier d’attractivité et surtout de rétention des talents, comme le montre l’étude menée par Robert Half dans le cadre de son Guide des salaires 2024.

Les opportunités de formation : un avantage scruté par les collaborateurs

Selon l’étude Robert Half, la valorisation des opportunités d’évolution professionnelle et de formation est la stratégie n°1 adoptée par les employeurs, hors rémunération, pour attirer des candidats (citée par 33 % des dirigeants sondés, devant la flexibilité et le télétravail, 31 %).

Et ils ont raison, c’est également le premier élément cité par les salariés, désireux de travailler leur employabilité dans la durée face aux évolutions du marché du travail et de la technologie.

Interrogés sur les options de progression dans l’entreprise qui les intéressent le plus, hors augmentation de salaire, 51 % des salariés disent qu’ils accepteraient de nouvelles opportunités de formation.

Une tendance confirmée par Noëmie Cicurel, Directrice du Développement des équipes Europe de Robert Half :

« Les candidats répondent davantage aux offres d’emploi présentant clairement les opportunités de développement en termes de compétences. Les évolutions liées aux métiers ou à l’IA peuvent générer une inquiétude chez les salariés, qui souhaitent cultiver leur employabilité sur le long terme. »

Une offre de formation à mieux valoriser

Selon les employeurs sondés, l’offre de formation qu’ils proposent apparaît importante. Pour autant, cet effort est mal perçu par les collaborateurs faute d’être suffisamment porté à leur connaissance et valorisé, ou également partagé.

Le fait que les salariés soient moins nombreux que les employeurs à affirmer qu’une offre de formation est disponible dans leur entreprise l’illustre clairement :

  •     61 % des dirigeants disent proposer des cursus de formation internes, 53 % des salariés déclarent en bénéficier.
  •     54 % des dirigeants disent proposer des programmes internes de leadership/management, 28 % des salariés déclarent en bénéficier.
  •     41 % des dirigeants disent qu’ils proposent des programmes de formation externes,
  •     27 % des salariés déclarent en bénéficier.

« On l’a vu avec le CPF, il ne suffit pas qu’une offre de formation soit disponible pour que les salariés s’en emparent. C’est un enjeu majeur pour les RH et les dirigeants : il faut informer clairement sur les options, accompagner l’identification des besoins et la validation des choix des collaborateurs, veiller à la mise en application et faire le suivi. Aussi formidable soit-il, un plan de formation mal connu ne remplit pas son rôle », estime Noëmie Cicurel.

Les formations externes rémunérées et la RSE, deux options plébiscitées par les salariés

Lorsqu’on leur demande les options de formation dont ils aimeraient bénéficier :

    35 % des salariés déclarent qu’ils aimeraient bénéficier de temps libre rémunéré pour participer à des programmes de formation externes,
    30 % souhaiteraient bénéficier de formations internes,
    29 % souhaiteraient des formations sur les dimensions liées à la RSE.

« Les demandes de formation exprimées par les salariés français font écho aux aspirations plus générales qu’ils expriment, en termes de quête de sens, de développement personnel ou de souci environnemental par exemple, et à l’évolution très discutée ces derniers temps du rapport au travail. L’intérêt pour des formations en externe est le reflet des désirs de changement, de reconversion des salariés. Il s’agit d’abord de soi, de son projet, à la fois professionnel et personnel », constate Noëmie Cicurel.

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