Etude AUSY/Groupe Randstad] Ingénieur : un métier à l'épreuve de la crise ?

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Ingénieur : un métier à l’épreuve de la crise ?

  •     Malgré la crise, près d’un ingénieur sur deux a trouvé un emploi moins d’un an après sa formation
  •     Les principaux défis à relever par les ingénieurs à l’avenir : le réchauffement climatique, la cyber sécurité et les nouvelles sources d’énergie
  •     91% des ingénieurs en poste prennent leur avenir en main et se forment aux nouvelles technologies
  •     La transformation digitale, la data, l’IA et la cyber-sécurité sont les formations privilégiées par les ingénieurs en poste comme par les jeunes diplômés
  •     59% des futurs ingénieurs comptent sur l’apprentissage pour décrocher un CDI
  •     La poursuite du télétravail est souhaitée par 97% des ingénieurs en poste
  •     87% des futurs ingénieurs déclarent être prêts à déménager pour un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle

Pour la deuxième année consécutive, le groupe AUSY et Infopro ont interrogé des étudiant(e)s en école d’ingénieur, des jeunes diplômé(e)s et des ingénieur(e)s en poste sur leur vision de leur métier, leurs attentes et leurs aspirations. Si la crise sanitaire et économique les a conduit à porter une plus grande attention à l’équilibre vie professionnelle/personnelle, elle a également amené les plus jeunes à faire preuve de davantage de pragmatisme, notamment dans le choix de leur futur secteur d’activité. Le diplôme d’ingénieur reste un sésame pour trouver rapidement et durablement un emploi.


« La crise sanitaire a permis de montrer, s’il en était besoin, les capacités d’adaptation et de rebond des ingénieurs. Leur agilité à appréhender les situations complexes leur a permis d’accompagner les entreprises dans leurs transformations. Ils ont également su, à titre personnel, faire évoluer leurs compétences en se formant aux technologies d’avenir, entretenant ainsi leur employabilité. Les entreprises recrutent de nouveau massivement et sont en recherche active de profils disposant d’un socle technique fort, allié à des compétences comme la gestion de projet ou le management. Être ingénieur aujourd’hui, c’est avoir toutes les cartes en main pour mener une carrière passionnante dans des environnements stimulants », analyse Jérôme Gontard, Directeur général d’AUSY.


Un prérequis pour l’ingénieur d’aujourd’hui : un double cursus associé à une formation continue

Les missions confiées à un ingénieur sont chaque jour plus larges et plus diverses et dépassent très souvent le cadre des compétences techniques pures. Les étudiants/jeunes diplômés sont ainsi 51% à envisager suivre une double formation, notamment dans des domaines transverses comme le management, la gestion de projets ou la communication.

La mise à jour de ses compétences ou l’acquisition de nouveaux savoir-faire est également un critère important pour les futurs ingénieurs (87%) et les ingénieurs en poste (91%).Tous envisagent de se former prioritairement dans les domaines qui, sous l’effet de la crise, ont évolué rapidement comme la transformation digitale, la data, l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

L’acquisition de ces nouvelles compétences est un moyen pour 54% des étudiants/jeunes diplômés de faire évoluer leur métier (cette motivation concerne 71% des ingénieurs en poste) et pour 51% d’entre eux de s’adapter aux changements (comme pour 63% de leurs aînés). Face à l’évolution permanente des technologies, les ingénieurs sont bien décidés à lutter contre l’obsolescence toujours plus rapide des compétences et à renforcer leur employabilité.

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L’apprentissage : un atout pour trouver rapidement un emploi

Les étudiants/jeunes diplômés interrogés en 2021 sont 88% à déclarer trouver plus difficile leur insertion sur le marché du travail dans le contexte actuel. Ils ne sont plus que 72% (contre 81% en 2020) à faire preuve d’optimisme quant à leurs chances de trouver un emploi dès la sortie de l’école. Sans conteste, l’impact de la crise sur des secteurs d’activité comme l’aéronautique ou l’automobile a généré de l’inquiétude.

Mais dans les faits, les ingénieurs en poste sont 45% à avoir trouvé un emploi avant la fin de leur formation et 47% en moins d’un an, des niveaux identiques à ceux de 2020. Le diplôme d’ingénieur reste une valeur sûre pour trouver rapidement du travail, même dans un marché impacté par la crise.

Interrogés sur le rôle du stage ou de l’alternance dans l’accès à leur première mission, 30% des ingénieurs en poste déclarent que cette période d’apprentissage leur a permis de trouver un emploi avant la fin de leur formation. Les étudiants/jeunes diplômés actuellement en stage ou en alternance sont 59% à envisager intégrer directement l’entreprise qui les forme.

L’impact de la crise sanitaire se fait également sentir sur le choix d’orientation des futurs ingénieurs. Le secteur du commerce digital, porté par l’explosion de la vente en ligne et des technologies associées, opère ainsi une progression spectaculaire dans le cœur des étudiants/jeunes diplômés. Autant se tourner vers un secteur en pleine croissance pour bien débuter sa carrière !

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Des ingénieurs qui privilégient la stabilité à l’aventure et apprécient l’autonomie

Malgré le contexte de crise sanitaire, les ingénieurs sont confiants quant à la pérennité de leur emploi. Seuls 4% déclarent craindre fortement pour leur poste et 2% sont encore en chômage partiel.

Interrogés sur leur envie de changer d’employeur, les ingénieurs en poste sont 36% à répondre positivement, contre 49 % en 2020. Concernant un changement de secteur d’activité, ils sont 51% à déclarer ne pas l’envisager contre 47% l’an passé. A noter : les ingénieurs travaillant dans l’aéronautique, le spatial et l’automobile sont plus enclins à vouloir changer de secteur d’activité (53% vs 35% des répondants), bien que cette volonté s’inscrive plutôt dans une perspective de long-terme (30% vs 13% des répondants).

La crise Covid a également bouleversé les habitudes de travail des ingénieurs qui ont été 94% à avoir recours au télétravail.

La majorité (97%) plébiscite cette façon de fonctionner et souhaite la conserver à l’issue de la crise. Point d’attention pour les DRH : 42% des étudiants/jeunes diplômés et 49% des ingénieurs sont prêts à refuser un poste si l’entreprise qu’ils convoitent ne propose pas ce mode de fonctionnement.

Et la mobilité géographique ? 87% des futurs ingénieurs déclarent être prêts à déménager si cela leur permet de bénéficier d’un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle (57%) ou d’une meilleure rémunération (57%).

Chez les ingénieurs en poste, 46% envisagent une mobilité géographique si elle leur garantit un meilleur équilibre de vie (76%) ou une mission particulièrement intéressante (74%), le critère rémunération arrivant en 3ème position pour 40% d’entre eux.

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La cyber-sécurité : une prise de conscience collective, un défi à relever pour les futurs ingénieurs

Les futurs ingénieurs ont conscience de leur rôle et de la responsabilité qui est la leur dans la contribution aux enjeux sociétaux et environnementaux

Si, comme l’an passé, la lutte contre le réchauffement climatique est la première préoccupation de 38% d’entre eux, la cyber-sécurité fait son entrée dans le top 3 des défis à relever (37%).

Dans un environnement toujours plus digitalisé, on ne compte plus les cyber-attaques qui ciblent régulièrement les particuliers mais aussi les entreprises et les administrations. La mobilisation contre cette menace grandissante est donc une nécessité et les ingénieurs sont prêts à relever le défi.

La recherche de nouvelles sources d’énergie et, parmi elles, le développement des énergies décarbonées, est citée par 33% des étudiants/jeunes diplômés et vient clore ce top 3 des challenges à relever par les ingénieurs.

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Les Entreprises de Services du Numérique (ESN) : la force de la diversité

Les ESN, à l’image d’AUSY, ont une image positive auprès des étudiants/jeunes diplômés. Ainsi, 57% des futurs ingénieurs envisagent de mettre leurs compétences au service de l’une d’entre elles. Ils sont 75% à apprécier la possibilité de développer leur expertise et de monter en compétences au sein de ces entreprises. 74% d’entre eux (64% en 2020) plébiscitent la diversité des missions proposées par les ESN qui leur permettent de multiplier les expériences en les déléguant auprès de clients aussi divers que leurs problématiques. Pour 70% des étudiants/jeunes diplômés (64% en 2020), l’ESN constitue un véritable tremplin en début de carrière et la garantie d’un parcours riche grâce aux multiples expériences vécues.

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Méthodologie

    L’étude « Marque employeur ingénieurs » a été menée par Infopro Digital et AUSY auprès d’un échantillon représentatif de 643 ingénieurs. Parmi eux, 424 étaient des ingénieurs en poste et 219 des étudiants ou jeunes diplômés aspirant à devenir ingénieurs
    Le questionnaire a été auto-administré en ligne
    Le terrain a été mené du 12 mars au 12 avril 2021

 

 

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