Recrutement international : un dynamisme déconcertant !

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 Approach People Recruitment

Certes, la crise du Covid-19 impacte la dynamique d’embauche des entreprises, mais elle ne les met pas au point mort pour autant. À l’échelle internationale, certains secteurs comme l’IT et le pharmaceutique continuent d’offrir des perspectives intéressantes aux cadres multilingues souhaitant se projeter en dehors de nos frontières.

La pandémie du Covid-19 a provoqué une crise économique d’une ampleur inédite. Les mesures de confinement qui se sont généralisées à travers le globe impactent plus de 80 % de la population active mondiale, selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

La majorité des pays a donc été affectée par le contexte sanitaire, mais pas avec la même vigueur.

« Sur le plan international, l’Allemagne est l’économie qui s’est montrée la plus résistante à la crise. Salué à l’échelle européenne pour sa bonne gestion de la crise sanitaire, le pays a su tenir le cap », explique Émilie Narcy, directrice des opérations d’Approach People Recruitment, qui a enregistré un mois de janvier 2021 record. Si l’Allemagne a réussi à limiter la casse, c’est en partie parce que sa filière industrielle, qui pèse lourd dans son PIB, a été moins touchée par les mesures de confinement.

Résultat : la relance est déjà au rendez-vous outre-Rhin. Les entreprises recrutent des profils internationaux issus du marketing, des sales et de l’ingénierie, selon le cabinet de recrutement, qui dispose d’une antenne à Berlin.

La French Tech brille à l’international

La bonne nouvelle, c’est que l’Allemagne n’est pas un exemple isolé. La Hollande et L’Espagne continuent également de proposer des opportunités à ceux qui souhaiteraient donner une dimension internationale à leur carrière. « Ces dernières années, le marché espagnol est devenu très technologique. De nombreuses multinationales – notamment américaines – ont choisi de s’installer là-bas, par exemple dans le pharmaceutique », illustre Émilie Narcy.

Qu’importe la crise sanitaire, les profils internationaux d’ingénieurs et de directeurs de business unit sont convoités dans ces deux pays, tournés vers l’innovation technologique. C’est également le cas des profils de commerciaux et de marketeurs, surtout s’ils sont multilingues.

La France est, elle aussi, en bonne place. Les start-up de la French Tech offrent par exemple un gisement d’emplois à l’international. En particulier depuis que les investisseurs sont de nouveau à leurs côtés. « Pendant la crise, les levées de fonds des start-up ont été gelées. Certaines ont même dû licencier leurs salariés. Depuis le mois de novembre, elles enregistrent un regain d’activité qui aboutit à des recrutements dans plusieurs pays d’Europe », précise Émilie Narcy.

Les cadres et les professions intermédiaires dans la finance, le marketing, l’administration des ventes sont concernés. Les talents étrangers sont tout autant recherchés que les candidats à l’expatriation.

La crise exacerbe la guerre des talents IT

Si elle a mis à l’arrêt certains secteurs comme l’hôtellerie, la restauration et le retail, la crise sanitaire a mis en lumière certaines filières, qui ont vu leurs besoins exploser ces derniers mois. C’est le cas du pharmaceutique et de l’IT. Déjà confronté à une pénurie de profils qualifiés avant la crise du Covid-19, l’IT formule par exemple des besoins significatifs en matière de maintenance informatique, de cybersécurité...

La réouverture prochaine des frontières impulsera, à coup sûr, une dynamique encore plus positive à ce secteur, où la guerre des talents est internationale. Ces prochains mois, les entreprises de tous secteurs devront toutefois convaincre les candidats, frileux à l’idée de changer d’employeur comme de pays en pleine période de crise. Un obstacle qui ne suffira pas à freiner leurs velléités à l’international. « La vaccination est porteuse d’espoir pour les entreprises, qui croient en l’avenir et se préparent à la relance. Celles qui rebondiront seront celles qui sauront inscrire leur business dans une nouvelle réalité », assure Émilie Narcy.

 

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