L’engagement social des entreprises : les salariés en attendent davantage

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• 72% des salariés jugent que l’engagement social, environnemental ou éducatif des entreprises est opportuniste.

• 7 salariés sur 10 estiment que l’engagement des entreprises pour répondre à leur niveau à la crise sociale des Gilets Jaunes est insuffisant.

• La majorité des salariés (54 %) fait désormais de l’engagement d’une entreprise un facteur déterminant dans le choix d’un employeur.

• 76% des salariés dont l’entreprise est engagée se déclarent épanouis.

Les entreprises sont appelées à repenser leur rôle au sein de la société, et notamment leur approche globale en matière d’engagement social. Les salariés attachent désormais à l’incarnation de leurs valeurs une importance sans précédent. C’est ce que tend à démontrer l’étude BVA pour Salesforce « Le Rôle social de l’entreprise » réalisée en mars 2019.

Pour une majorité de salariés, l’engagement des entreprises est insuffisant et opportuniste

Les salariés veulent voir les entreprises s’engager dans des causes sociales. Selon une étude BVA réalisée pour Salesforce auprès de 1000 salariés, près de 9 salariés sur 10 (88 %) estiment que c’est le rôle des entreprises de s’engager parallèlement aux pouvoirs publics dans le domaine environnemental, et presque 3 salariés sur 4 dans le domaine social. Ils sont en revanche plus clivés concernant le domaine éducatif : 55% souhaitent voir les entreprises épouser un rôle plus grand dans ce domaine.

Or, ces attentes sont globalement déçues : la moitié des salariés (47%) pensent que les entreprises ne sont globalement engagées dans aucun domaine, ni social, ni éducatif ni environnemental. Quel que soit le domaine, les salariés pensent en majorité que les entreprises ne sont pas engagées. Point préoccupant pour les entreprises : près des trois quarts des salariés jugent leur engagement dans ces domaines opportuniste plutôt que sincère.

Le jugement des salariés est tout aussi dur au regard de la crise des Gilets Jaunes : au moment de la réalisation de l’étude au mois de mars 2019, 7 salariés sur 10 estimaient que l’engagement des entreprises pour répondre à leur niveau cette crise était insuffisant

Les salariés admettent désormais de manière quasi unanime que les entreprises n’ont pas un rôle seulement économique, mais ont vocation à agir pour améliorer la société. Celles-ci doivent désormais trouver les moyens de répondre à ces nouvelles attentes. Ce problème est d’autant plus urgent que l’affection globale des Français pour leur entreprise est en diminution[1].

Les salariés attendent davantage d’initiatives de leur employeur

Les salariés sont plus cléments avec leur propre entreprise qu’avec les autres. En effet, malgré un regard global assez négatif, près des trois quarts des salariés (73 %) estiment que leur entreprise est engagée dans au moins un des trois domaines mis en avant. Comme dans de nombreuses enquêtes d’opinion, les salariés français sont donc particulièrement sévères sur leur diagnostic global, mais positifs sur leur situation particulière qu’ils ressentent comme exceptionnelle.

Toutefois, les salariés souhaitent voir leur entreprise s’impliquer davantage dans le domaine environnemental en particulier (63 %), et dans une moindre mesure dans le domaine social (49%). A titre d’exemple, la première mesure à implémenter à leurs yeux est la réduction des déchets de l’entreprise, citée par 50% des répondants et signe d’une conscience écologique désormais largement répandue.

Dans un contexte où la menace d’automatisation d’emplois qualifiés pèse sur l’esprit de nombreux salariés, ceux-ci ont compris l’enjeu crucial de la formation. Parmi les mesures prioritaires à mettre en place, les répondants mettent en avant la formation en vue de favoriser l’employabilité (45 %). L’acquisition de nouvelles compétences s‘effectuant dorénavant tout au long de la carrière, il existe une forte demande d’apprentissage en continu auxquelles les entreprises doivent répondre. En revanche, le domaine éducatif n’est jugé prioritaire que par une minorité de salariés (42 % contre 49 %).

L’engagement de l’entreprise, un facteur déterminant pour le recrutement et l’épanouissement des salariés

L’engagement d’une entreprise, sincère ou opportuniste, est bénéfique à sa marque employeur. La majorité des salariés (54 %) fait désormais de l’engagement d’une entreprise un facteur déterminant dans le choix d’un employeur. Si ce critère ne tient probablement pas la même place que le salaire ou les missions, il s’agit d’une évolution majeure dont les recruteurs tiendront certainement compte à l’avenir.

Les salariés qui affirment travailler au sein d’entreprises engagées trouvent cet engagement concret (72 %) et sincère (70 %). Ils adhèrent largement aux valeurs de leur employeur (81 %), et ils s’impliquent majoritairement (62 %) dans ces mesures d’engagement, qu’ils participent donc à rendre tangibles.

Enfin, une corrélation notable se dégage entre engagement de l’entreprise et épanouissement des salariés. Comparé à l’ensemble des répondants, les salariés d’entreprises engagées sont plus nombreux à trouver leur travail épanouissant (76 % contre 68 %) et motivant (77% contre 70%). Les salariés d’entreprises engagées sont donc plus épanouis que les autres. Pour les entreprises qui souhaitent voir leurs salariés s’engager davantage au travail, la solution est simple : qu’elles s’engagent elles-mêmes.

Méthodologie

Enquête réalisée par Internet du 24 au 29 avril 2019 auprès d’un échantillon de 1000 salariés, représentatif de la population salariée âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP de la personne interrogée, région, secteur d’activité, taille d’entreprise (salariés du privé) et type d’établissement (salariés du public).

Retrouver l’ensemble des résultats de l’étude ICI

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