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Un salarié français sur cinq s’inquiète de l’impact que cela aura sur son travail

Paris (France) - Le 16 mai 2024 – Une entreprise française sur trois a déjà investi dans l’intelligence artificielle (IA) dans le but d’optimiser l’environnement de travail des collaborateurs. Cependant, un salarié sur cinq s’inquiète du fait que l’IA puisse prendre en charge un trop grand nombre de leurs tâches et ainsi les remplacer. Ces chiffres proviennent d’une enquête menée par le prestataire de services RH, SD Worx, auprès de plus de 5 000 entreprises et 18 000 salariés à travers 18 pays européens. Bien que le rôle de l’IA devienne de plus en plus important, les entreprises européennes ne considèrent pas son utilisation dans les opérations RH comme un grand défi en 2024.

Que ce soit dans notre vie privée, ou dans notre vie professionnelle, l’IA est partout et les entreprises en ont bien conscience. C’est pour cela qu’une entreprise européenne sur trois investit dans cette technologie. C’est particulièrement le cas en Pologne (42 %), en Roumanie (40 %) et en France (35 %). Les entreprises finlandaises (25 %) semblent accorder moins d’importance à l’IA que leurs voisins.

Il convient de noter que les entreprises européennes ne considèrent pas l’intégration de l’IA dans leurs opérations RH comme un défi important. Seuls 8 % des pays interrogés l’ont classée parmi leurs cinq principaux défis RH pour cette année. En France, le recrutement (41,4 %), le bien-être (32,7%), la flexibilité et la politique de rémunération (26 %) ainsi que la formation à de nouvelles compétences (21,4%) se classent parmi les cinq premiers. Sur l’ensemble des pays interrogés, la France (12 %), l’Allemagne, la Roumanie et la Suède (11 % dans chaque pays) considèrent que l’intégration de l’IA générative dans les activités RH représente le plus grand défi. Et c’est principalement le cas pour les grandes entreprises. En effet, leur taille les inciterait à relever des défis plus importants en termes de digitalisation et d’IA générative, bien que l’on s’attende à ce qu’elles disposent d’une expertise appropriée pour y faire face.

Un salarié sur cinq craint que l’IA générative ne prenne en charge un grand nombre de ses tâches

Bien que la plupart des entreprises ne considèrent pas l’IA dans sa globalité comme un défi majeur, les salariés, eux, pensent le contraire. En Europe, un employés sur cinq craint que l’IA générative - comme d’autres types d’IA - ne s’emparent d’un nombre important de ses missions. Ce pourcentage augmente même jusqu’à 35 % parmi les salariés européens qui travaillent déjà avec l’IA générative et d’autres types d'IA. Cependant, l’enquête montre également qu’un collaborateur sur six utilise actuellement l’IA dans son travail de manière régulière. Parmi les responsables des ressources humaines interrogés en Europe, 29 % s’attendent à ce que l’IA rende certains types d’emplois redondants. À l’inverse, plus de sept salariés sur dix (73 %) utilisant l’IA, considèrent que cette technologie est précieuse pour leur travail et les rend beaucoup plus productifs.

Deux entreprises françaises sur dix utilisent l’IA dans les processus de paie

Quelles sont les fonctions, les possibilités et les caractéristiques essentielles d’un logiciel de paie ? Sur les 15 réponses possibles que pouvaient choisir les responsables des ressources humaines en Europe, l’IA figurait tout en bas du classement. Toutefois, 22 % des entreprises indiquent qu’elles l’utilisent déjà dans leur processus de paie. La Pologne (33 %) et l’Italie (28 %) sont une fois de plus à la pointe à ce sujet tandis que la France atteint les 21 %.

Dans le cadre du processus de paie, l’IA est la technologie la plus souvent utilisée pour suivre la législation et procéder aux ajustements nécessaires ; par exemple en cas de modifications réglementaires (39 %), le suivi, la validation continue et la catégorisation des données des salariés et de leurs statuts (34 %), ainsi que la détection et la correction des écarts (33%).

« L’intelligence artificielle apporte une véritable valeur ajoutée et une plus grande efficacité, sur le service clientèle qui devient plus rapide ou sur des informations pertinentes qui peuvent être utilisées par les responsables RH », explique Tom Saeys, COO de SD Worx. 

« Il est essentiel de trouver le bon équilibre entre la technologie comme l’IA et le rôle de l’humain. Nous encourageons et mettons en œuvre des innovations à destination de nos clients et de nos collaborateurs. Nous sommes convaincus que cela ne se fera pas au détriment de l’emploi, mais au contraire que de nouveaux postes seront créés. Malgré tout, cela nécessite une approche différente, une adaptation des qualifications professionnelle continue, et un processus d’apprentissage tout au long de sa carrière, tant pour les entreprises que pour les salariés, afin d’exploiter tout le potentiel de ces nouveaux outils. »

À propos de l’étude

SD Worx, premier prestataire européen de services RH, assiste les entreprises en matière de RH et de paie. SD Worx mène régulièrement des enquêtes, afin de mettre en lumière les réelles attentes des entreprises comme des salariés. La dernière étude menée par SD Worx, appelée « Navigator Series », aide les entreprises à naviguer à travers les défis des RH et de la paie. Cette enquête a été menée en février 2024 dans 18 pays européens : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Irlande, Croatie, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Royaume-Uni, Serbie, Slovénie et Suède. Au total, 5 118 entreprises et 18 000 salariés ont été interrogés. Les résultats sont pondérés et garantissent une représentation fiable du marché du travail dans chaque pays.

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