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    Selon les recruteurs, les 3 principales lacunes des candidats sont la rigueur (37%), la débrouillardise (31%) et la capacité à travailler en équipe (27%).
    Selon les candidats, leurs 3 principales lacunes sont les compétences linguistiques (29%), les compétences managériales (21%) et les diplômes (25%).

Paris, le 11 avril 2023 - Depuis plusieurs mois, les entreprises rencontrent des difficultés pour recruter. Les recruteurs sont aujourd’hui 82% à admettre qu’ils rencontrent des difficultés. La profonde incompréhension qui subsiste entre recruteurs et candidats peut potentiellement être une explication, les candidats ne semblant pas être au fait des attentes des recruteurs.

Mais quels sont au juste les attentes et ces critères qui sont favorisés par les recruteurs ? L’étude Indeed menée avec Opinion Way révèle les écarts de perception entre recruteurs et candidats et donne quelques pistes pour pallier cette incompréhension.

Les candidats se soucient trop des hard skills

Les critères recherchés par les recruteurs et ceux faisant le plus défaut selon les candidats eux-mêmes révèlent de profonds écarts de perceptions entre les uns et les autres. Alors que les chercheurs d’emploi semblent soucieux de leurs hard skills (ou plus précisément de leur absence de hard skills), les recruteurs font, eux, le constat d’un manque de soft skills chez les candidats qu’ils reçoivent en entretien.

Selon les candidats, les compétences faisant défaut à leur candidature compte tenu de l’emploi recherché sont :

  •     Les compétences linguistiques (29%)
  •     Le niveau de diplômes attendu (25%)
  •     Les compétences managériales (21%)
  •     L’expérience professionnelle pertinente dans le poste à pourvoir (20%)

Il semblerait que les chercheurs d’emploi attachent une importance très (voire trop) importante à certaines compétences qui leur manqueraient. Même si ces atouts peuvent manquer aux candidats, ce ne sont pas ceux qui leur feraient le plus défaut.

Pour la plupart des recruteurs, ces compétences – que les candidats jugent manquantes – apparaissent même en fin de classement des griefs formulés. Par exemple, seulement 14% des recruteurs trouvent que les candidats manquent de compétences managériales, et les compétences linguistiques inquiètent seulement 19% des recruteurs.

Les recruteurs s’intéressent davantage aux soft skills

Les managers impliqués dans les processus de recrutement racontent une tout autre histoire. S’ils trouvent également des lacunes dans les candidatures et regrettent un manque d’expériences professionnelles pertinentes et de compétences métier spécifiques, ce sont surtout les soft skills qui semblent faire défaut aux candidats selon les recruteurs.

Selon ces derniers, les critères faisant le plus défaut aux candidats qu’ils reçoivent en entretien sont :

  •     La rigueur (37%)
  •     La débrouillardise (31%)
  •     Une expérience professionnelle pertinente dans le poste à pourvoir (27%)
  •     Une capacité à travailler en équipe (27%)
  •     Des compétences métier spécifiques (24%)

Sur les 5 critères jugés les plus importants par les recruteurs, 3 sont des soft skills. Les candidats doivent donc s’attacher à mettre davantage en avant ce type de compétences, qui relèvent plus des qualités intrinsèques et du comportement des candidats.

Rigueur, débrouillardise et travail d’équipe : le nerf de la guerre

Ces 3 critères sont ceux qui représentent le plus d’enjeux, car ce sont des critères phares pour les recruteurs et ces derniers semblent intransigeants sur ce point :

  •     Seuls 16% des managers impliqués dans les recrutements sont prêts à faire des concessions sur l’absence de rigueur, exactement la même proportion pour la débrouillardise
  •     Seuls 18% peuvent faire des concessions sur la capacité à travailler en équipe

En revanche, le niveau de diplômes attendu et l’expérience professionnelle pertinente peuvent faire l’objet de compromis :

  •     Près d’un tiers des recruteurs (32%) sont prêts à céder sur les années d’études/le type d’école
  •     23% d’entre eux peuvent faire l’impasse sur les compétences métiers spécifiques et 22% sur les compétences linguistiques

Certains recruteurs sont prêts à faire des concessions, mais la rigueur, la débrouillardise et la capacité à travailler en équipe semble être le triptyque gagnant pour les conquérir.

Si ces compétences semblent manquer aujourd’hui aux personnes en recherche d’emploi, ces dernières estiment cependant ne pas en être complètement dépourvues.

Seuls 8% (pour la rigueur et la débrouillardise)  et 13% (pour la capacité à travailler en équipe) des chercheurs d’emploi estiment que leur candidature ne met pas assez en avant ces qualités.

Les candidats ont une carte à jouer

Les chercheurs d’emploi demeurent bien conscients qu’il existe toujours une carte à jouer lorsqu’ils sont confrontés à des annonces qui ne correspondent pas totalement à leur profil. Savoir miser sur des compétences qui s'éloignent des compétences métier s’avère être plus que jamais nécessaire.

39% des chercheurs d’emploi jugent difficile de trouver des annonces ciblant des profils comme le leur. Ainsi, s’ils doivent postuler à une offre d’emploi ne correspondant pas à leur profil, les candidats misent avant tout sur ces trois sésames :

  •     42% d’entre eux mettent en avant leur capacité à travailler en équipe
  •     41% leur rigueur
  •     38% leur débrouillardise

Ces critères semblent donc valorisés par les chercheurs d’emploi, qui n’hésitent pas à miser, en dehors de l’expérience professionnelle, sur ces soft skills.

Toujours est-il que ces critères sont ceux faisant le plus souvent défaut aux candidats selon les recruteurs.

Il existe donc un décalage important entre l’image voulue et la manière de se mettre en avant en entretien par les candidats et l’image perçue par les recruteurs, ces derniers n’étant pas comblés ou pas assez convaincus lors de l’échange.

Des preuves tangibles des soft skills que les candidats mettent en avant dans leur CV feront toujours toute la différence lors de l’entretien.

Méthodologie de l’étude

Cette étude a été réalisée auprès de 1 036 salariés répartis en deux échantillons :

  •     Un échantillon de 519 « recruteurs » - salariés participant au processus de recrutement dans leur entreprise, issu d’un échantillon de 1 495 salariés représentatif de la population des salariés des entreprises privées de 20 salariés et plus ;
  •     Un échantillon de 517 « job-seekers » - salariés cherchant un emploi, issu d’un échantillon de 962 salariés représentatif de la population des salariés des entreprises privées de 20 salariés et plus.

Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). Les interviews ont été réalisées du 16 au 23 février 2023.

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